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Coronarographie : comment se passe l’examen ?
Qu’est-ce qu’une coronarographie ?
La coronarographie, aussi appelée angiographie coronaire, est un examen qui montre l’intérieur des artères coronaires. Ces vaisseaux apportent le sang et l’oxygène au muscle cardiaque.
Le cardiologue introduit un cathéter, c’est-à-dire un tube très fin, dans une artère. Un produit de contraste iodé visible aux rayons X est ensuite injecté pour repérer d’éventuels rétrécissements, appelés sténoses, ou des occlusions (obstructions complètes).
La coronarographie est un examen invasif, car elle nécessite la ponction d’une artère. Elle ne correspond pas à une simple radiographie externe du thorax.
Pourquoi une coronarographie est-elle prescrite ?
La coronarographie peut répondre à plusieurs objectifs. La décision dépend des symptômes, des résultats du bilan cardiologique et du degré d’urgence.
Elle peut être proposée :
- lorsqu’un infarctus du myocarde ou un autre syndrome coronarien aigu est suspecté ;
- lorsqu’une angine de poitrine ou une maladie coronarienne doit être précisée ;
- lorsque les examens précédents ne suffisent pas à caractériser les artères coronaires ;
- avant certaines interventions cardiaques, afin de connaître l’état des coronaires.
En dehors d’une urgence, la coronarographie n’est généralement pas le premier examen réalisé. Le bilan peut comporter un électrocardiogramme, une échocardiographie, une épreuve d’effort, une scintigraphie ou un scanner coronaire selon la situation.
L’examen permet de localiser les lésions et d’en apprécier la sévérité. Ces informations aident ensuite l’équipe médicale à discuter d’un traitement médicamenteux, d’une angioplastie ou, dans certaines situations, d’un pontage coronaire.
Comment se préparer à une coronarographie ?
La préparation dépend du contexte, de l’état de santé et des traitements suivis. Les consignes précises sont données par l’équipe qui réalise l’examen.
Les informations recherchées avant l’examen
Le cardiologue ou l’équipe hospitalière prend généralement en compte :
- les traitements en cours, notamment les anticoagulants et les médicaments du diabète ;
- les antécédents de réaction au produit de contraste iodé ou à un anesthésique ;
- la fonction rénale et les résultats de certains examens sanguins ;
- les antécédents cardiovasculaires et les éventuelles interventions précédentes.
La conduite à tenir concernant un traitement ne se déduit pas d’une règle générale. Elle dépend du médicament, de la raison pour laquelle il est prescrit et du type de coronarographie prévu.
Le jeûne
La coronarographie est habituellement réalisée à jeun. La durée du jeûne et les éventuelles adaptations de traitement sont précisées avant l’hospitalisation.
Une anesthésie générale n’est pas nécessaire dans la majorité des cas. L’anesthésie locale est réalisée au niveau du point de ponction.
Comment se déroule une coronarographie ?
L’examen se déroule dans une salle équipée pour l’imagerie et la surveillance cardiovasculaire. Vous êtes allongé sur le dos et restez éveillé pendant la procédure.
Les principales étapes sont les suivantes :
- Installation et surveillance : l’équipe contrôle la tension artérielle, le rythme cardiaque et l’oxygénation.
- Anesthésie locale : la zone du poignet ou de l’aine est désinfectée puis anesthésiée.
- Introduction du cathéter : le cardiologue introduit le cathéter dans l’artère radiale ou fémorale, puis le fait progresser jusqu’à l’origine des artères coronaires.
- Injection et imagerie : le produit de contraste est injecté afin d’obtenir des images des coronaires sous plusieurs angles.
La progression du cathéter est généralement peu ressentie. L’injection du produit de contraste peut provoquer une sensation brève de chaleur ou des palpitations. Une gêne ou une douleur thoracique transitoire peut également survenir au moment de l’injection. Toute douleur ou gêne doit être signalée immédiatement à l’équipe.
La durée varie selon la complexité de l’examen et la nécessité éventuelle d’un geste complémentaire.
Quels sont les risques et les complications possibles ?
Comme tout geste invasif, la coronarographie comporte des risques. La plupart des suites sont simples, mais certaines complications peuvent survenir.
Les complications au point de ponction
Un hématome ou une ecchymose peut apparaître au poignet ou à l’aine. Il peut persister plusieurs jours et reste généralement sans conséquence. Un hématome qui augmente de volume nécessite toutefois un avis médical rapide.
Plus rarement, une complication vasculaire peut nécessiter un traitement spécifique. Le risque dépend notamment de l’état des artères, de la voie d’abord et des traitements suivis.
Les réactions au produit de contraste
Une réaction allergique au produit iodé est possible. Les antécédents de réaction à un produit de contraste doivent être pris en compte avant l’examen.
La fonction rénale est également évaluée dans certaines situations, car le produit de contraste peut représenter un risque particulier pour les personnes présentant une fragilité rénale.
Les complications cardiovasculaires
Des malaises, des troubles du rythme ou une douleur thoracique peuvent survenir pendant l’examen. Les complications graves, comme l’infarctus, un accident neurologique ou le décès, sont décrites comme très rares dans les documents d’information destinés aux patients.
Les chiffres publiés ne sont pas parfaitement identiques selon les sources et les populations étudiées, la Fédération française de cardiologie situe le risque de décès entre 1 pour 1 000 et 1 pour 2 000 examens, tandis que la page du CHU de Nantes mise à jour en 2024 cite une revue médicale estimant ce risque à 0,8 pour 1 000.
Ces chiffres indicatifs ne permettent pas d’estimer le risque individuel. Celui-ci dépend notamment du motif de la coronarographie, de l’âge, des antécédents et de l’état cardiovasculaire.
Quels résultats et quelles suites après l’examen ?
À la fin de la coronarographie, le cardiologue analyse les images obtenues. Elles peuvent montrer des artères normales, un ou plusieurs rétrécissements, ou une obstruction.
Une surveillance après la procédure
Le cathéter est retiré et une compression est réalisée ou un dispositif fermeture est utilisé au niveau de l’artère. La surveillance porte notamment sur le point de ponction, la tension artérielle et le rythme cardiaque.
Après un abord radial, le lever peut être rapide. Après un abord fémoral, une période allongée est généralement nécessaire pour limiter le risque d’hématome.
Selon le contexte, la coronarographie peut être réalisée en hospitalisation de jour ou nécessiter une surveillance plus longue. Une angioplastie réalisée pendant la même séance peut également modifier la durée d’hospitalisation.
Une angioplastie peut-elle être réalisée dans la foulée ?
Si la coronarographie met en évidence un rétrécissement accessible à un traitement par cathéter, une angioplastie peut parfois être réalisée immédiatement. Le cardiologue introduit alors un ballonnet pour élargir l’artère. Un stent, petit dispositif métallique, peut être posé pour maintenir son ouverture.
Cette décision dépend de la localisation et de la complexité des lésions, du contexte clinique et du bénéfice attendu. Dans d’autres situations, l’équipe peut discuter d’un traitement médical, d’une angioplastie différée ou d’un pontage.
Hors urgence, la possibilité d’une angioplastie immédiate doit être expliquée au préalable et l’accord du patient recueilli.
Quand un deuxième avis peut-il aider ?
Une coronarographie fournit des images précises des artères coronaires, mais leur interprétation s’inscrit dans l’ensemble du dossier médical. Les symptômes, les autres examens, les antécédents et les traitements comptent également dans la décision.
Un deuxième avis peut apporter un regard complémentaire lorsque :
- plusieurs options sont discutées après l’examen ;
- une angioplastie ou un pontage est envisagé ;
- les résultats de la coronarographie sont difficiles à relier aux symptômes ;
- vous souhaitez mieux comprendre le bénéfice attendu d’un geste proposé.
Cet avis ne remplace pas le cardiologue qui connaît votre situation et ne modifie pas seul un traitement. Il peut vous aider à y voir plus clair avant une décision importante. Il ne doit pas retarder une prise en charge urgente, notamment en cas de suspicion d’infarctus.
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Maladies cardiovasculaires
Question Pratique
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Infertilité féminine : comprendre les causes
Que signifie l’infertilité féminine ?
L’infertilité désigne une difficulté à obtenir une grossesse après une période de rapports sexuels réguliers non protégés. En pratique, la HAS retient une absence de grossesse après plus de 12 mois, quel que soit l’âge. Une exploration peut être proposée après 6 mois dès 35 ans chez la femme ou dès 45 ans chez le partenaire masculin, lorsqu’un facteur de risque est connu ou lorsqu’une maladie susceptible d’altérer la fertilité est déjà identifiée. Dès 40 ans chez la femme, la HAS prévoit une orientation sans délai vers un spécialiste de la reproduction.
L’expression " infertilité féminine " décrit les facteurs liés à la partenaire féminine. Cependant, l’infertilité concerne le couple ou les personnes engagées dans un projet de conception. Elle peut être d’origine féminine, masculine, mixte ou rester inexpliquée malgré le bilan initial.
Trois repères utiles
- 12 mois : délai généralement retenu avant d’explorer une absence de grossesse.
- 6 mois : délai d’exploration proposé dès 35 ans chez la femme ou dès 45 ans chez le partenaire masculin ou en présence d’un facteur de risque. Dès 40 ans chez la femme, l’orientation spécialisée est proposée sans délai.
- 10 à 25 % : proportion estimée de cas d’infertilité dans lesquels aucune cause spécifique n’est retrouvée après le bilan initial, selon l’Inserm.
Les principales causes de l’infertilité féminine
Les causes d’infertilité ne sont pas toujours isolées. Plusieurs facteurs peuvent coexister, et certains bilans ne retrouvent pas d’anomalie clairement responsable.
Les troubles de l’ovulation, dont le SOPK
L’ovulation correspond à la libération d’un ovocyte (cellule reproductive féminine) par l’ovaire. Elle peut être irrégulière ou absente dans certaines situations hormonales.
Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK), désormais appelé syndrome métabolique ovarien polyendocrinien (SMOP), est une cause fréquente de troubles de l’ovulation. Il peut être associé à des cycles irréguliers, à une hyperandrogénie, c’est-à-dire un excès d’hormones androgènes, ou à des signes échographiques. Ces éléments ne sont pas présents de la même manière chez toutes les femmes.
La fertilité peut être diminuée lorsque l’ovulation devient rare ou imprévisible. Le bilan cherche alors à préciser le fonctionnement ovarien et hormonal.
L’endométriose
L’endométriose correspond à la présence de tissu semblable à l’endomètre, la muqueuse qui tapisse l’intérieur de l’utérus, en dehors de la cavité utérine. Certaines formes peuvent atteindre les ovaires, les trompes ou le péritoine, la membrane qui recouvre les organes de l’abdomen.
L’endométriose peut être associée à une infertilité, notamment lorsque les lésions modifient l’anatomie pelvienne ou touchent les ovaires. Elle peut aussi être découverte au cours d’un bilan réalisé pour des difficultés à concevoir.
Les douleurs ne suffisent pas à évaluer l’impact de la maladie sur la fertilité. Le bilan prend en compte les symptômes, l’imagerie, la réserve ovarienne et le projet de grossesse.
L’adénomyose
L’adénomyose correspond à la présence de tissu endométrial dans le muscle de l’utérus. Elle peut être associée à des règles abondantes, à des douleurs ou à une difficulté à concevoir, mais ces manifestations ne sont pas constantes.
Les données sur son impact précis sur la fertilité restent hétérogènes. Dans leurs recommandations de 2017, la HAS et le CNGOF indiquent notamment que le diagnostic et les populations étudiées ne sont pas toujours homogènes, ce qui limite les conclusions générales sur les résultats de la fécondation in vitro (FIV).
La diminution de la réserve ovarienne
La réserve ovarienne correspond au nombre de follicules présents dans les ovaires, de petites structures contenant chacune un ovocyte. Elle diminue avec l’âge, avec une évolution plus marquée à partir de 35 ans et après 40 ans selon la HAS.
Le dosage de l’AMH, l’hormone anti-müllérienne, peut contribuer à évaluer cette réserve dans certaines situations. Il ne constitue pas, à lui seul, une explication complète des difficultés à concevoir. Son interprétation dépend du contexte médical, de l’échographie et des autres résultats du bilan.
Une réserve ovarienne diminuée ne décrit pas directement la qualité de chaque ovocyte. Elle ne permet donc pas de résumer toute la fertilité d’une personne à un seul chiffre. L’AMH ne permet pas, à elle seule, de prédire les chances de grossesse naturelle.
Les facteurs tubaires et utérins
Les trompes de Fallope permettent la rencontre entre l’ovocyte et les spermatozoïdes, puis le déplacement de l’embryon vers l’utérus. Une obstruction ou une altération des trompes peut gêner ce parcours.
Les facteurs tubaires peuvent être associés à une ancienne infection, une salpingite (infection des trompes), une endométriose ou une intervention chirurgicale. Du côté de l’utérus, un fibrome, un polype, une malformation ou une anomalie de la cavité utérine peuvent également être recherchés.
Comment se déroule le bilan de fertilité ?
Le bilan ne repose pas sur un examen unique. La HAS recommande une exploration progressive, centrée sur les deux partenaires lorsqu’il existe un couple, puis une orientation vers une équipe spécialisée si nécessaire.
1. L’entretien médical et l’examen clinique
La première consultation aborde notamment :
- l’âge et la durée du projet de conception ;
- la régularité des cycles et les signes évocateurs d’un trouble de l’ovulation ;
- les douleurs menstruelles, les antécédents d’endométriose, de SOPK, d’infection ou de chirurgie ;
- les traitements en cours, les antécédents médicaux et les éléments pouvant influencer la fertilité.
Le bilan concerne aussi le partenaire masculin lorsqu’il y en a un. Le spermogramme, qui analyse le sperme, fait partie des examens de première intention pour rechercher un facteur masculin associé.
2. Les dosages hormonaux
Selon les éléments recueillis, le médecin peut demander des dosages de TSH, FSH, LH, estradiol, progestérone ou prolactine. Ces examens explorent le fonctionnement de la thyroïde, de l’ovaire et de l’axe hormonal qui contrôle l’ovulation.
Le moment du prélèvement dépend de l’hormone étudiée et du cycle menstruel. L’AMH peut être prescrite lorsqu’une diminution de la réserve ovarienne est suspectée ou lorsqu’une AMP est envisagée.
3. L’échographie pelvienne
L’échographie pelvienne, souvent réalisée par voie endovaginale (avec une sonde introduite dans le vagin), permet d’observer l’utérus et les ovaires. Elle peut rechercher des fibromes, des polypes, des kystes, des malformations, des signes de SOPK ou certaines formes d’endométriose.
Elle contribue également à l’évaluation de la réserve ovarienne grâce au comptage des follicules antraux, les petits follicules visibles à l’échographie, selon les indications médicales.
4. L’évaluation des trompes et de la cavité utérine
L’hystérosalpingographie est un examen radiologique qui étudie la cavité utérine et la perméabilité des trompes grâce à l’injection d’un produit de contraste. Une hystéroscopie permet d’observer directement l’intérieur de l’utérus, notamment si l’échographie montre une anomalie. Elle ne remplace pas le test vérifiant que les trompes ne sont pas obstruées.
Le choix des examens dépend des symptômes, des antécédents et des premiers résultats. Tous les examens ne sont donc pas réalisés systématiquement.
Quelles sont les pistes de prise en charge ?
La prise en charge dépend de la cause identifiée, de l’âge, des antécédents, du bilan du couple et du projet de conception. Elle peut être médicale, chirurgicale ou relever de l’assistance médicale à la procréation.
Un traitement médical de la cause
Lorsque l’infertilité est liée à un trouble de l’ovulation, une stimulation ovarienne peut être proposée dans un cadre médical surveillé. Le traitement vise alors à favoriser l’ovulation en fonction du diagnostic posé.
Une maladie associée, comme une infection, un trouble endocrinien ou une pathologie gynécologique, peut également être prise en charge lorsqu’elle participe à la baisse de fertilité.
Une intervention chirurgicale dans certaines situations
La chirurgie peut être discutée lorsqu’une anomalie anatomique contribue aux difficultés à concevoir. Les situations concernées peuvent inclure certaines obstructions tubaires, des malformations utérines, des fibromes ou certaines formes d’endométriose.
La décision dépend de l’ensemble du dossier. Une intervention peut avoir un objectif différent selon la pathologie, les symptômes et le projet de grossesse.
Une assistance médicale à la procréation
L’AMP regroupe plusieurs techniques, dont l’insémination artificielle et la fécondation in vitro. Elle peut être envisagée lorsque les examens montrent une altération de la fertilité, lorsque les traitements précédents n’ont pas permis d’obtenir une grossesse ou lorsque la situation médicale le justifie.
Le choix de la technique et son calendrier relèvent d’une équipe spécialisée. Le bilan initial permet de déterminer si une AMP est pertinente et dans quelles conditions.
Dans quelles situations un second avis peut-il aider ?
Un second avis peut apporter un éclairage supplémentaire lorsque plusieurs causes sont possibles ou lorsque le bilan comporte des résultats difficiles à interpréter. Il peut notamment aider à mieux comprendre :
- le lien entre une pathologie connue et les difficultés à concevoir ;
- la place de l’AMH et des autres marqueurs de la réserve ovarienne ;
- les différentes options médicales, chirurgicales ou d’AMP ;
- les conséquences possibles d’une intervention sur le projet de fertilité.
Cette démarche ne remplace pas le suivi par le médecin ou l’équipe de médecine de la reproduction. Elle permet de relire le dossier avec un spécialiste et d’avancer avec une compréhension plus claire des options proposées.
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Santé de la femme
Guide
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Infiltration du genou : tout savoir sur ce geste médical et les produits utilisés
L’infiltration du genou, une injection ciblée pour soulager les douleurs
L’infiltration du genou est un geste médical qui consiste à injecter un médicament directement dans l'articulation, ou à proximité immédiate, à l'aide d'une aiguille fine.
L'objectif est de délivrer le produit au plus près de la zone douloureuse. L’injection permet ainsi une action antidouleur plus ciblée qu'un traitement pris par voie orale.
Le geste est réalisé par un médecin, parfois sous guidage échographique ou radioscopique pour visualiser précisément le trajet de l'aiguille. Il est pratiqué en cabinet ou en centre d'imagerie, sans nécessiter d'hospitalisation.
Poussée inflammatoire ou douleur résistante au traitement : les cas où l’infiltration se discute
L’infiltration du genou vise à soulager les gonalgies (douleurs au genou) liées aux poussées inflammatoires.
Elle peut être envisagée dans différentes situations :
- arthrose du genou (gonarthrose) ;
- rhumatisme chronique (polyarthrite rhumatoïde, goutte…) ;
- inflammation de la membrane synoviale (synovite) ;
- autre inflammation articulaire (par exemple liée à une lésion du ménisque) ;
- inflammation des structures situées autour de l’articulation (bursite, atteinte tendineuse…
Les infiltrations sont souvent proposées :
- lorsque la douleur persiste malgré un traitement par voie orale (antalgiques, anti-inflammatoires) et/ou des séances de kinésithérapie ;
- pour soulager temporairement la douleur dans l’attente d’une chirurgie.
Un geste simple réalisé en quelques minutes
Une infiltration du genou dure généralement une dizaine de minutes. Les étapes sont les suivantes :
- Préparation et désinfection. La peau autour du genou est soigneusement désinfectée pour limiter tout risque infectieux. Dans certains cas, une anesthésie locale est pratiquée.
- Ponction éventuelle. Si du liquide s'est accumulé dans l'articulation, le médecin peut d'abord le ponctionner avant l'injection.
- Injection du produit. Le médicament choisi (corticoïde, acide hyaluronique ou autre) est injecté directement dans l'articulation.
- Contrôle par imagerie : l’infiltration peut être réalisée sous guidage radioscopique ou échographique
Après l'injection, une courte surveillance peut être réalisée avant le retour à domicile. Le médecin explique également les suites habituelles du geste et les éléments qui nécessitent une nouvelle consultation.
Infiltration de corticoïdes, d’acide hyaluronique ou de PRP : des logiques d'action différentes
Différents types de produits peuvent être injectés selon la situation :
- Les corticoïdes (cortisone) ont un effet anti-inflammatoire puissant et rapide, particulièrement utile lors d'une poussée douloureuse avec gonflement.
- L'acide hyaluronique, aussi appelé viscosupplémentation, est un composant naturel du liquide qui lubrifie l'articulation (le liquide synovial). Son effet est plus progressif.
- Le plasma riche en plaquettes (PRP) est préparé à partir du sang du patient. Ce traitement ne fait pas l'objet d'une recommandation officielle à ce jour, même si son usage se développe en pratique courante.
Les infiltrations de corticoïdes sont les seules à être prises en charge par l’Assurance maladie. Quel que soit le produit choisi, les infiltrations intra-articulaires agissent sur la douleur mais n'ont pas d’effet sur la structure du cartilage.
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Un soulagement potentiellement efficace, mais temporaire et différé
L'efficacité d'une infiltration varie selon le produit utilisé et le stade de l'atteinte articulaire :
- Les corticoïdes apportent un soulagement rapide, ressenti en quelques jours, mais dont l'effet s'estompe généralement après quatre à six semaines.
- L'acide hyaluronique agit plus lentement, avec une amélioration perceptible après plusieurs semaines, mais des effets qui peuvent se prolonger sur plusieurs mois.
- L'efficacité tend à diminuer lorsque l'atteinte articulaire est plus avancée.
La Société Française de Rhumatologie recommande de ne pas dépasser 3 à 4 infiltrations de corticoïdes par an sur une même articulation. Elle déconseille le renouvellement des injections d’acide hyaluronique si les premières infiltrations n’ont pas eu d’effet.
Des risques réduits, à surveiller dans les jours qui suivent
Comme tout geste invasif, l'infiltration du genou comporte des risques. Ceux-ci demeurent limités lorsque les conditions d'asepsie sont respectées.
- Réaction post-infiltration : augmentation transitoire de la douleur dans les 24 à 48 heures suivant l'injection, qui s'atténue ensuite spontanément.
- Infection articulaire (arthrite septique) : c'est la complication la plus sérieuse, mais elle reste rare (1 cas pour 50 000 gestes d’après la Société Française de Rhumatologie). Elle se manifeste par une douleur intense, un gonflement marqué, une chaleur locale, parfois de la fièvre, et nécessite une consultation en urgence.
- Des effets liés aux corticoïdes, comme une élévation passagère de la glycémie chez les personnes diabétiques.
- Un hématome au point de ponction, sans gravité particulière.
Il est recommandé de laisser le genou au repos relatif pendant 48 heures après l’infiltration. La marche reste néanmoins possible dans des proportions raisonnables.
Avant ou après l’infiltration, un second avis pour avancer sereinement
L’infiltration du genou s’inscrit dans une prise en charge plus globale. Selon la cause des douleurs, plusieurs options peuvent être envisagées et leurs bénéfices attendus peuvent varier d'une personne à l'autre.
Un deuxième avis peut permettre d'y voir plus clair lorsque :
- une infiltration est proposée et vous souhaitez mieux comprendre son objectif, ses bénéfices attendus et ses limites dans votre situation ;
- plusieurs types d'infiltrations (corticoïdes, acide hyaluronique ou PRP) sont évoqués et vous souhaitez comprendre ce qui les différencie ;
- l’infiltration est envisagée pour différer une intervention chirurgicale ;
- les douleurs persistent après un premier cycle d’infiltrations ;
- plusieurs causes peuvent expliquer les symptômes, rendant le choix de la prise en charge plus complexe.
Dans ces situations, un deuxième avis offre un regard complémentaire pour mieux comprendre les différentes options de prise en charge et avancer plus sereinement. Il ne remet pas en cause l’avis de votre médecin : il le complète.
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Orthopédie & traumatologie
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Endométriose vs adénomyose : différences et similitudes
Pourquoi l’endométriose et l’adénomyose sont-elles souvent confondues ?
L’endométriose et l’adénomyose impliquent toutes deux la présence de tissu semblable à l’endomètre, la muqueuse qui tapisse l’intérieur de l’utérus, à un emplacement inhabituel. Elles peuvent donc provoquer des symptômes proches, notamment des douleurs liées aux règles.
La confusion est également liée au vocabulaire médical. L’expression « endométriose interne » est encore utilisée par certaines sources, dont l’Inserm, pour décrire l’adénomyose. Toutefois, cette formule ne doit pas conduire à considérer les deux pathologies comme strictement synonymes. La HAS décrit l’adénomyose comme une maladie associée à rechercher et à préciser dans les comptes rendus d’imagerie de l’endométriose.
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Endométriose ou adénomyose : les différences en un tableau
Les symptômes et les examens ne permettent pas toujours de distinguer seuls les deux affections. L’interprétation dépend de l’ensemble du dossier médical et de la qualité de l’imagerie.
Endométriose : des lésions situées en dehors de l’utérus
L’endométriose est une maladie caractérisée par la présence de tissu semblable à l’endomètre en dehors de la cavité utérine. Les lésions peuvent toucher les ovaires, le péritoine, les trompes, les ligaments utérins, la vessie, le rectum ou d’autres structures pelviennes.
Les symptômes dépendent de la localisation des lésions. Ils peuvent comprendre :
- des règles très douloureuses ;
- des douleurs pelviennes persistantes ;
- des douleurs profondes pendant les rapports ;
- des douleurs à la défécation ou à la miction, surtout lorsqu’elles sont rythmées par les règles.
L’endométriose peut également avoir un retentissement sur la fertilité. La présence ou l’absence de symptômes ne suffit toutefois pas à déterminer l’étendue de la maladie.
Le diagnostic repose sur l’analyse des symptômes, un examen clinique et une imagerie adaptée. La HAS recommande une échographie pelvienne, notamment endovaginale lorsqu’elle est réalisable, puis une IRM dans certaines situations, en particulier lorsque l’échographie est négative ou douteuse. Une imagerie normale ne permet pas toujours d’exclure toutes les formes d’endométriose.
La prise en charge dépend des symptômes, des lésions identifiées, du retentissement sur la qualité de vie et d’un éventuel projet de grossesse. Elle peut associer un traitement hormonal, un traitement contre la douleur et, dans certaines situations, une chirurgie visant les lésions.
Adénomyose : une atteinte du muscle utérin
L’adénomyose correspond à la présence de tissu semblable à l’endomètre dans le myomètre, c’est-à-dire le muscle de la paroi utérine. Elle peut être diffuse, lorsque l’atteinte s’étend dans une partie importante du muscle, ou focale, lorsqu’elle se concentre dans une zone précise.
Les symptômes les plus souvent associés à l’adénomyose sont :
- des règles abondantes ;
- des règles douloureuses ;
- des douleurs pelviennes chroniques ;
- une sensation de pesanteur dans le bas-ventre.
Certaines personnes présentent peu de symptômes, tandis que d’autres ressentent un retentissement important. La présence de règles abondantes n’est pas suffisante pour poser un diagnostic, car plusieurs causes gynécologiques peuvent provoquer des saignements importants.
L’échographie pelvienne et l’IRM peuvent orienter le diagnostic. Dans ses recommandations de 2025, la HAS demande que l’adénomyose associée à une endométriose soit décrite dans le compte rendu d’IRM, en précisant notamment son caractère focal ou diffus.
La prise en charge est adaptée aux symptômes et aux projets de la personne concernée. Elle peut inclure des traitements médicaux, des traitements visant à réduire les saignements ou la douleur, et dans certaines situations des options interventionnelles ou chirurgicales.
Les points communs entre les deux pathologies
L’endométriose et l’adénomyose partagent plusieurs caractéristiques :
- elles impliquent toutes deux un tissu semblable à l’endomètre ;
- elles peuvent provoquer des règles douloureuses et des douleurs pelviennes ;
- elles peuvent avoir un retentissement sur la fertilité ;
- leur diagnostic repose en grande partie sur l’imagerie pelvienne ;
- elles peuvent être présentes simultanément chez une même personne.
La douleur ressentie ne reflète pas nécessairement le nombre ou la taille des lésions. De même, l’intensité des saignements ne permet pas à elle seule de distinguer une adénomyose d’une endométriose ou d’une autre cause gynécologique.
Les différences clés à retenir
La distinction principale concerne la localisation :
- l’endométriose se développe en dehors de la cavité utérine et peut atteindre plusieurs organes ;
- l’adénomyose se développe dans le muscle de l’utérus.
Les symptômes peuvent ensuite orienter la réflexion, sans remplacer l’évaluation médicale. Les douleurs pendant les rapports, à la défécation ou à la miction selon le cycle sont souvent recherchées lorsqu’une endométriose profonde est envisagée. Les règles abondantes et la sensation de pesanteur pelvienne sont fréquemment décrites dans l’adénomyose.
La prise en charge n’est pas identique, car elle tient compte de la localisation des lésions, des symptômes, de la fertilité et des objectifs de la personne. Certaines options peuvent être communes aux deux pathologies, mais leur indication et leurs résultats attendus peuvent différer.
Quand un deuxième avis aide à y voir plus clair
Un deuxième avis peut apporter un regard complémentaire lorsque le diagnostic mentionne une endométriose, une adénomyose ou une association des deux. Il peut notamment aider à :
- mieux comprendre les résultats d’une échographie ou d’une IRM ;
- préciser les lésions décrites et leur localisation ;
- mettre en perspective les symptômes avec les résultats d’imagerie ;
- comparer les options de prise en charge proposées ;
- intégrer un projet de grossesse dans la réflexion médicale.
Cet avis ne remplace pas le suivi engagé avec votre médecin ou votre gynécologue. Il complète les informations déjà recueillies et peut contribuer à une décision plus éclairée lorsque la situation est complexe.
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Santé de la femme
Comparatif
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Uroscanner : tout savoir sur cet examen de l’appareil urinaire
L’uroscanner, un examen qui explore les reins, les uretères et la vessie
L'uroscanner, aussi appelé uro-TDM ou scanner urologique, est un examen réalisé en cabinet d’imagerie médicale ou à l'hôpital, sans hospitalisation.
Il utilise des rayons X pour observer l'appareil urinaire, c’est-à-dire :
- les reins ;
- les uretères (les canaux qui relient les reins à la vessie) ;
- la vessie.
Il peut être réalisé avec ou sans injection d’un produit de contraste iodé, selon l'indication de l'examen.
L'appareil se présente sous la forme d'un large anneau à travers lequel coulisse la table d'examen. À l'intérieur, un tube à rayons X tourne autour du corps pour capter les images, sans que le patient ne sente quoi que ce soit.
Du diagnostic au suivi, les situations qui justifient un uroscanner
Douleur, sang dans les urines, infection : quand l'examen aide à poser un diagnostic
L'uroscanner peut être prescrit pour identifier l’origine d’un symptôme ou localiser une anomalie.
Il est notamment utilisé dans les cas suivants :
- une colique néphrétique : douleur lombaire brutale et unilatérale ;
- une hématurie : présence de sang dans les urines ;
- une suspicion de calculs rénaux ;
- des infections urinaires à répétition, notamment lorsqu'elles résistent au traitement ;
- une anomalie repérée à l'échographie ou à la palpation.
Il peut aussi permettre de réaliser un bilan de l’appareil urinaire avant une intervention chirurgicale ou à la suite d’un traumatisme abdominal ou lombaire.
L’uroscanner de suivi en cas de tumeur ou calcul identifié
L’uroscanner peut également participer au suivi d’une pathologie ou d’une anomalie déjà diagnostiquée, comme un calcul ou une tumeur.
Il peut par exemple être demandé dans le cadre du suivi d'un cancer du rein ou d’un cancer de la vessie, pour mesurer l'évolution de la tumeur dans le temps et adapter la prise en charge si besoin.
Se préparer pour un uroscanner : les antécédents à signaler
Avant le rendez-vous, il est important de signaler :
- une grossesse en cours ou possible ;
- toute allergie connue, en particulier à un produit de contraste iodé ;
- un traitement par metformine (médicament contre le diabète) : son maintien ou son interruption dépend de la fonction rénale et sera décidé par l'équipe médicale.
Un dosage de la créatinine est demandé avant l'examen chez les patients ayant une pathologie rénale connue, une hypertension artérielle ou un diabète. Il permet de vérifier que l'injection de produit de contraste peut être réalisée en toute sécurité.
En dehors de ces points de vigilance, la préparation d'un scanner urologique reste simple. Aucun jeûne strict n'est généralement demandé, sauf consigne particulière du centre d'imagerie. Pensez à apporter l'ordonnance et les examens d'imagerie ou de biologie antérieurs.
Un examen rapide en plusieurs phases
Un uroscanner dure en moyenne entre 15 et 20 minutes. Son déroulé peut suivre jusqu’à quatre étapes, selon qu’une injection est indiquée ou non :
- Installation. Le patient s'allonge sur le dos et retire ses bijoux et objets métalliques. Une voie veineuse est posée si une injection est prévue.
- Premières images sans injection. Cette série permet notamment de repérer un éventuel calcul, mieux visible sans produit de contraste.
- Injection du produit de contraste iodé. Le produit est injecté par la voie veineuse. Une sensation de chaleur passagère dans le corps ou de goût métallique dans la bouche est fréquente et bénigne.
- Images après injection, à différents temps. Plusieurs séries sont réalisées pour observer les tissus, puis l'élimination du produit dans les voies urinaires.
L'examen est indolore. Il demande de rester immobile et de bloquer sa respiration à quelques reprises, le temps de chaque série d’images.
À quoi sert l'injection de produit de contraste iodé ?
L’injection d’un produit de contraste n’est pas systématique : elle dépend de l'indication de l'examen.
- Sans produit de contraste, l’imagerie permet de visualiser l’anatomie de base et les structures fixes comme les calculs rénaux et les hématomes.
- Avec produit de contraste, elle permet d'analyser les tissus mous, la vascularisation et les aspects fonctionnels comme l'écoulement des urines vers la vessie.
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Après un uroscanner : pas de surveillance particulière, des résultats transmis au médecin prescripteur
Aucune surveillance particulière n'est nécessaire après un uroscanner. Il est simplement recommandé de bien s'hydrater dans les heures qui suivent, pour faciliter l'élimination du produit de contraste.
Les images sont analysées par un médecin radiologue, qui rédige un compte-rendu transmis au médecin prescripteur. Le délai de restitution varie de quelques heures à quelques jours selon les centres.
Si le compte-rendu évoque une anomalie, le médecin prescripteur explique les résultats au patient. Il propose, si besoin, des examens complémentaires ou une orientation vers un spécialiste.
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Un second avis pour mieux comprendre les résultats du scanner
Une fois les résultats connus, un éclairage complémentaire peut vous aider à y voir plus clair avant d'avancer.
Un second avis d’urologue peut être utile lorsque :
- le compte-rendu mentionne une anomalie que vous souhaitez mieux comprendre ;
- vous souhaitez un deuxième regard spécialisé avant de vous engager dans un traitement ;
- plusieurs examens complémentaires sont proposés et vous hésitez sur la marche à suivre ;
- une intervention chirurgicale est envisagée à la suite des résultats.
L’urologue pourra examiner votre dossier avec un regard neuf pour compléter l’avis de votre médecin, sans le remettre en cause.
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Urologie
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