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Infertilité féminine : comprendre les causes

Revu médicalement par

L'équipe médicale Diagdoor

Mis à jour le

October 2, 2026

L’infertilité féminine peut avoir plusieurs origines : troubles de l’ovulation, endométriose, atteinte des trompes, facteurs utérins ou diminution de la réserve ovarienne. Le bilan de fertilité cherche à comprendre la situation dans son ensemble, sans réduire les difficultés à un seul examen.

L'essentiel

  • L’infertilité correspond généralement à l’absence de grossesse après 12 mois de rapports sexuels réguliers non protégés, avec une exploration plus précoce dans certaines situations.
  • Les causes peuvent concerner l’ovulation, les ovaires, les trompes, l’utérus ou plusieurs facteurs associés.
  • Le bilan repose sur l’histoire médicale, l’examen clinique, des dosages hormonaux et une imagerie adaptée.
  • Un second avis peut aider à relire un diagnostic ou à mieux comprendre les options avant une ,assistance médicale à la procréation (AMP).

Que signifie l’infertilité féminine ?

L’infertilité désigne une difficulté à obtenir une grossesse après une période de rapports sexuels réguliers non protégés. En pratique, la HAS retient une absence de grossesse après plus de 12 mois, quel que soit l’âge. Une exploration peut être proposée après 6 mois dès 35 ans chez la femme ou dès 45 ans chez le partenaire masculin, lorsqu’un facteur de risque est connu ou lorsqu’une maladie susceptible d’altérer la fertilité est déjà identifiée. Dès 40 ans chez la femme, la HAS prévoit une orientation sans délai vers un spécialiste de la reproduction.

L’expression " infertilité féminine " décrit les facteurs liés à la partenaire féminine. Cependant, l’infertilité concerne le couple ou les personnes engagées dans un projet de conception. Elle peut être d’origine féminine, masculine, mixte ou rester inexpliquée malgré le bilan initial.

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Trois repères utiles

  • 12 mois : délai généralement retenu avant d’explorer une absence de grossesse. ‍
  • 6 mois : délai d’exploration proposé dès 35 ans chez la femme ou dès 45 ans chez le partenaire masculin ou en présence d’un facteur de risque. Dès 40 ans chez la femme, l’orientation spécialisée est proposée sans délai. ‍
  • 10 à 25 % : proportion estimée de cas d’infertilité dans lesquels aucune cause spécifique n’est retrouvée après le bilan initial, selon l’Inserm.

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Les principales causes de l’infertilité féminine

Les causes d’infertilité ne sont pas toujours isolées. Plusieurs facteurs peuvent coexister, et certains bilans ne retrouvent pas d’anomalie clairement responsable.

Les troubles de l’ovulation, dont le SOPK

L’ovulation correspond à la libération d’un ovocyte (cellule reproductive féminine) par l’ovaire. Elle peut être irrégulière ou absente dans certaines situations hormonales.

Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK), désormais appelé syndrome métabolique ovarien polyendocrinien (SMOP), est une cause fréquente de troubles de l’ovulation. Il peut être associé à des cycles irréguliers, à une hyperandrogénie, c’est-à-dire un excès d’hormones androgènes, ou à des signes échographiques. Ces éléments ne sont pas présents de la même manière chez toutes les femmes.

La fertilité peut être diminuée lorsque l’ovulation devient rare ou imprévisible. Le bilan cherche alors à préciser le fonctionnement ovarien et hormonal.

‍

L’endométriose

L’endométriose correspond à la présence de tissu semblable à l’endomètre, la muqueuse qui tapisse l’intérieur de l’utérus, en dehors de la cavité utérine. Certaines formes peuvent atteindre les ovaires, les trompes ou le péritoine, la membrane qui recouvre les organes de l’abdomen.

L’endométriose peut être associée à une infertilité, notamment lorsque les lésions modifient l’anatomie pelvienne ou touchent les ovaires. Elle peut aussi être découverte au cours d’un bilan réalisé pour des difficultés à concevoir.

Les douleurs ne suffisent pas à évaluer l’impact de la maladie sur la fertilité. Le bilan prend en compte les symptômes, l’imagerie, la réserve ovarienne et le projet de grossesse.

‍

L’adénomyose

L’adénomyose correspond à la présence de tissu endométrial dans le muscle de l’utérus. Elle peut être associée à des règles abondantes, à des douleurs ou à une difficulté à concevoir, mais ces manifestations ne sont pas constantes.

Les données sur son impact précis sur la fertilité restent hétérogènes. Dans leurs recommandations de 2017, la HAS et le CNGOF indiquent notamment que le diagnostic et les populations étudiées ne sont pas toujours homogènes, ce qui limite les conclusions générales sur les résultats de la fécondation in vitro (FIV).

‍

La diminution de la réserve ovarienne

La réserve ovarienne correspond au nombre de follicules présents dans les ovaires, de petites structures contenant chacune un ovocyte. Elle diminue avec l’âge, avec une évolution plus marquée à partir de 35 ans et après 40 ans selon la HAS.

Le dosage de l’AMH, l’hormone anti-müllérienne, peut contribuer à évaluer cette réserve dans certaines situations. Il ne constitue pas, à lui seul, une explication complète des difficultés à concevoir. Son interprétation dépend du contexte médical, de l’échographie et des autres résultats du bilan.

Une réserve ovarienne diminuée ne décrit pas directement la qualité de chaque ovocyte. Elle ne permet donc pas de résumer toute la fertilité d’une personne à un seul chiffre. L’AMH ne permet pas, à elle seule, de prédire les chances de grossesse naturelle.

‍

Les facteurs tubaires et utérins

Les trompes de Fallope permettent la rencontre entre l’ovocyte et les spermatozoïdes, puis le déplacement de l’embryon vers l’utérus. Une obstruction ou une altération des trompes peut gêner ce parcours.

Les facteurs tubaires peuvent être associés à une ancienne infection, une salpingite (infection des trompes), une endométriose ou une intervention chirurgicale. Du côté de l’utérus, un fibrome, un polype, une malformation ou une anomalie de la cavité utérine peuvent également être recherchés.

‍

Comment se déroule le bilan de fertilité ?

Le bilan ne repose pas sur un examen unique. La HAS recommande une exploration progressive, centrée sur les deux partenaires lorsqu’il existe un couple, puis une orientation vers une équipe spécialisée si nécessaire.

‍

1. L’entretien médical et l’examen clinique

La première consultation aborde notamment :

  • l’âge et la durée du projet de conception ;
  • la régularité des cycles et les signes évocateurs d’un trouble de l’ovulation ;
  • les douleurs menstruelles, les antécédents d’endométriose, de SOPK, d’infection ou de chirurgie ;
  • les traitements en cours, les antécédents médicaux et les éléments pouvant influencer la fertilité.

Le bilan concerne aussi le partenaire masculin lorsqu’il y en a un. Le spermogramme, qui analyse le sperme, fait partie des examens de première intention pour rechercher un facteur masculin associé.

‍

2. Les dosages hormonaux

Selon les éléments recueillis, le médecin peut demander des dosages de TSH, FSH, LH, estradiol, progestérone ou prolactine. Ces examens explorent le fonctionnement de la thyroïde, de l’ovaire et de l’axe hormonal qui contrôle l’ovulation.

Le moment du prélèvement dépend de l’hormone étudiée et du cycle menstruel. L’AMH peut être prescrite lorsqu’une diminution de la réserve ovarienne est suspectée ou lorsqu’une AMP est envisagée.

‍

3. L’échographie pelvienne

L’échographie pelvienne, souvent réalisée par voie endovaginale (avec une sonde introduite dans le vagin), permet d’observer l’utérus et les ovaires. Elle peut rechercher des fibromes, des polypes, des kystes, des malformations, des signes de SOPK ou certaines formes d’endométriose.

Elle contribue également à l’évaluation de la réserve ovarienne grâce au comptage des follicules antraux, les petits follicules visibles à l’échographie, selon les indications médicales.

‍

4. L’évaluation des trompes et de la cavité utérine

L’hystérosalpingographie est un examen radiologique qui étudie la cavité utérine et la perméabilité des trompes grâce à l’injection d’un produit de contraste. Une hystéroscopie permet d’observer directement l’intérieur de l’utérus, notamment si l’échographie montre une anomalie. Elle ne remplace pas le test vérifiant que les trompes ne sont pas obstruées.

Le choix des examens dépend des symptômes, des antécédents et des premiers résultats. Tous les examens ne sont donc pas réalisés systématiquement.

‍

Quelles sont les pistes de prise en charge ?

La prise en charge dépend de la cause identifiée, de l’âge, des antécédents, du bilan du couple et du projet de conception. Elle peut être médicale, chirurgicale ou relever de l’assistance médicale à la procréation.

‍

Un traitement médical de la cause

Lorsque l’infertilité est liée à un trouble de l’ovulation, une stimulation ovarienne peut être proposée dans un cadre médical surveillé. Le traitement vise alors à favoriser l’ovulation en fonction du diagnostic posé.

Une maladie associée, comme une infection, un trouble endocrinien ou une pathologie gynécologique, peut également être prise en charge lorsqu’elle participe à la baisse de fertilité.

‍

Une intervention chirurgicale dans certaines situations

La chirurgie peut être discutée lorsqu’une anomalie anatomique contribue aux difficultés à concevoir. Les situations concernées peuvent inclure certaines obstructions tubaires, des malformations utérines, des fibromes ou certaines formes d’endométriose.

La décision dépend de l’ensemble du dossier. Une intervention peut avoir un objectif différent selon la pathologie, les symptômes et le projet de grossesse.

‍

Une assistance médicale à la procréation

L’AMP regroupe plusieurs techniques, dont l’insémination artificielle et la fécondation in vitro. Elle peut être envisagée lorsque les examens montrent une altération de la fertilité, lorsque les traitements précédents n’ont pas permis d’obtenir une grossesse ou lorsque la situation médicale le justifie.

Le choix de la technique et son calendrier relèvent d’une équipe spécialisée. Le bilan initial permet de déterminer si une AMP est pertinente et dans quelles conditions.

‍

Dans quelles situations un second avis peut-il aider ?

Un second avis peut apporter un éclairage supplémentaire lorsque plusieurs causes sont possibles ou lorsque le bilan comporte des résultats difficiles à interpréter. Il peut notamment aider à mieux comprendre :

  • le lien entre une pathologie connue et les difficultés à concevoir ;
  • la place de l’AMH et des autres marqueurs de la réserve ovarienne ;
  • les différentes options médicales, chirurgicales ou d’AMP ;
  • les conséquences possibles d’une intervention sur le projet de fertilité.

Cette démarche ne remplace pas le suivi par le médecin ou l’équipe de médecine de la reproduction. Elle permet de relire le dossier avec un spécialiste et d’avancer avec une compréhension plus claire des options proposées.

Questions fréquentes

Quand consulter pour une infertilité féminine ?

Une exploration est généralement envisagée après 12 mois de rapports sexuels réguliers non protégés sans grossesse. La HAS recommande une démarche plus précoce après 6 mois dès 35 ans chez la femme, dès 45 ans chez le partenaire masculin ou en présence d’un facteur de risque identifié. Dès 40 ans chez la femme, une orientation spécialisée est proposée sans délai.

Quels examens sont réalisés lors d’un bilan d’infertilité ?

Le bilan peut comprendre un entretien médical, un examen clinique, des dosages hormonaux, une échographie pelvienne et une évaluation des trompes. Les examens sont choisis selon la situation et les premiers résultats.

Peut-on avoir une infertilité avec des règles régulières ?

Oui. Des cycles réguliers ne permettent pas d’exclure une atteinte des trompes, de l’utérus, des ovaires ou une endométriose. Ils apportent une information sur le cycle, mais ne suffisent pas à évaluer toute la fertilité.

Que signifie un taux d’AMH bas ?

L’AMH est un marqueur de la réserve ovarienne en follicules. Un taux bas suggère une réserve diminuée, mais ne signifie pas qu’une grossesse naturelle est impossible. Son interprétation nécessite de la rapprocher de l’âge, de l’échographie, des antécédents et des autres résultats du bilan.

Que se passe-t-il lorsqu’aucune cause n’est retrouvée ?

Une infertilité peut rester inexpliquée après l’examen clinique, le bilan hormonal, l’échographie pelvienne, l’étude des trompes et le spermogramme. Une équipe spécialisée peut alors discuter des options de prise en charge en fonction du dossier et du projet de conception.

Vous avez d’autres questions ?

Notre équipe vous répond rapidement.

Source

  1. Haute Autorité de santé, Infertilité : exploration en première intention, 2026.
  2. Assurance Maladie, Bilan médical de l’infertilité, 2025.
  3. Assurance Maladie, Infertilité : traitements et parcours de soins, 2025.
  4. Inserm, Infertilité, 2019.
  5. HAS et CNGOF, Prise en charge de l’endométriose, 2017.
  6. Sonigo C. et al., Prise en charge du couple infertile, CNGOF, 2024.
  7. Assurance Maladie, Syndrome des ovaires polykystiques, 2026.
  8. American Society for Reproductive Medicine, Réserve ovarienne, 2020.
  9. Fondation pour la Recherche sur l’Endométriose, L’adénomyose.

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Endométriose vs adénomyose : différences et similitudes

Pourquoi l’endométriose et l’adénomyose sont-elles souvent confondues ?

L’endométriose et l’adénomyose impliquent toutes deux la présence de tissu semblable à l’endomètre, la muqueuse qui tapisse l’intérieur de l’utérus, à un emplacement inhabituel. Elles peuvent donc provoquer des symptômes proches, notamment des douleurs liées aux règles.

La confusion est également liée au vocabulaire médical. L’expression « endométriose interne » est encore utilisée par certaines sources, dont l’Inserm, pour décrire l’adénomyose. Toutefois, cette formule ne doit pas conduire à considérer les deux pathologies comme strictement synonymes. La HAS décrit l’adénomyose comme une maladie associée à rechercher et à préciser dans les comptes rendus d’imagerie de l’endométriose.

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Endométriose ou adénomyose : les différences en un tableau

Critère Endométriose Adénomyose
Localisation Tissu semblable à l’endomètre en dehors de la cavité utérine, par exemple sur les ovaires, le péritoine, les ligaments, l’intestin ou la vessie. Tissu semblable à l’endomètre à l’intérieur du muscle utérin, appelé myomètre.
Symptômes fréquents Règles douloureuses, douleurs pelviennes, douleurs pendant les rapports, douleurs à la défécation ou à la miction selon la localisation des lésions. Règles douloureuses, saignements menstruels abondants, douleurs ou pesanteur pelvienne.
Organes concernés Plusieurs organes peuvent être atteints en dehors de l’utérus. L’atteinte concerne principalement la paroi musculaire de l’utérus.
Diagnostic Symptômes, examen clinique, échographie pelvienne, puis IRM dans certaines situations. Échographie pelvienne et/ou IRM, selon les signes observés et la situation clinique.
Fertilité Peut être associée à des difficultés à concevoir, selon les lésions et les organes atteints. Peut aussi être associée à des difficultés de fertilité, mais son impact propre est plus difficile à isoler.
Prise en charge Traitements hormonaux, antalgiques et chirurgie dans certaines situations. Traitements visant notamment les douleurs et les saignements, avec des options médicales, interventionnelles ou chirurgicales selon les cas.

Les symptômes et les examens ne permettent pas toujours de distinguer seuls les deux affections. L’interprétation dépend de l’ensemble du dossier médical et de la qualité de l’imagerie.  

Endométriose : des lésions situées en dehors de l’utérus

L’endométriose est une maladie caractérisée par la présence de tissu semblable à l’endomètre en dehors de la cavité utérine. Les lésions peuvent toucher les ovaires, le péritoine, les trompes, les ligaments utérins, la vessie, le rectum ou d’autres structures pelviennes.  

Les symptômes dépendent de la localisation des lésions. Ils peuvent comprendre :

  • des règles très douloureuses ;
  • des douleurs pelviennes persistantes ;
  • des douleurs profondes pendant les rapports ;
  • des douleurs à la défécation ou à la miction, surtout lorsqu’elles sont rythmées par les règles.

L’endométriose peut également avoir un retentissement sur la fertilité. La présence ou l’absence de symptômes ne suffit toutefois pas à déterminer l’étendue de la maladie.  

Le diagnostic repose sur l’analyse des symptômes, un examen clinique et une imagerie adaptée. La HAS recommande une échographie pelvienne, notamment endovaginale lorsqu’elle est réalisable, puis une IRM dans certaines situations, en particulier lorsque l’échographie est négative ou douteuse. Une imagerie normale ne permet pas toujours d’exclure toutes les formes d’endométriose.  

La prise en charge dépend des symptômes, des lésions identifiées, du retentissement sur la qualité de vie et d’un éventuel projet de grossesse. Elle peut associer un traitement hormonal, un traitement contre la douleur et, dans certaines situations, une chirurgie visant les lésions.  

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Adénomyose : une atteinte du muscle utérin

L’adénomyose correspond à la présence de tissu semblable à l’endomètre dans le myomètre, c’est-à-dire le muscle de la paroi utérine. Elle peut être diffuse, lorsque l’atteinte s’étend dans une partie importante du muscle, ou focale, lorsqu’elle se concentre dans une zone précise.

Les symptômes les plus souvent associés à l’adénomyose sont :

  • des règles abondantes ;
  • des règles douloureuses ;
  • des douleurs pelviennes chroniques ;
  • une sensation de pesanteur dans le bas-ventre.

Certaines personnes présentent peu de symptômes, tandis que d’autres ressentent un retentissement important. La présence de règles abondantes n’est pas suffisante pour poser un diagnostic, car plusieurs causes gynécologiques peuvent provoquer des saignements importants.

L’échographie pelvienne et l’IRM peuvent orienter le diagnostic. Dans ses recommandations de 2025, la HAS demande que l’adénomyose associée à une endométriose soit décrite dans le compte rendu d’IRM, en précisant notamment son caractère focal ou diffus.

La prise en charge est adaptée aux symptômes et aux projets de la personne concernée. Elle peut inclure des traitements médicaux, des traitements visant à réduire les saignements ou la douleur, et dans certaines situations des options interventionnelles ou chirurgicales.  

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Les points communs entre les deux pathologies

L’endométriose et l’adénomyose partagent plusieurs caractéristiques :

  • elles impliquent toutes deux un tissu semblable à l’endomètre ;
  • elles peuvent provoquer des règles douloureuses et des douleurs pelviennes ;
  • elles peuvent avoir un retentissement sur la fertilité ;
  • leur diagnostic repose en grande partie sur l’imagerie pelvienne ;
  • elles peuvent être présentes simultanément chez une même personne.

La douleur ressentie ne reflète pas nécessairement le nombre ou la taille des lésions. De même, l’intensité des saignements ne permet pas à elle seule de distinguer une adénomyose d’une endométriose ou d’une autre cause gynécologique.

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Les différences clés à retenir

La distinction principale concerne la localisation :

  • l’endométriose se développe en dehors de la cavité utérine et peut atteindre plusieurs organes ;
  • l’adénomyose se développe dans le muscle de l’utérus.

Les symptômes peuvent ensuite orienter la réflexion, sans remplacer l’évaluation médicale. Les douleurs pendant les rapports, à la défécation ou à la miction selon le cycle sont souvent recherchées lorsqu’une endométriose profonde est envisagée. Les règles abondantes et la sensation de pesanteur pelvienne sont fréquemment décrites dans l’adénomyose.

La prise en charge n’est pas identique, car elle tient compte de la localisation des lésions, des symptômes, de la fertilité et des objectifs de la personne. Certaines options peuvent être communes aux deux pathologies, mais leur indication et leurs résultats attendus peuvent différer.

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Quand un deuxième avis aide à y voir plus clair

Un deuxième avis peut apporter un regard complémentaire lorsque le diagnostic mentionne une endométriose, une adénomyose ou une association des deux. Il peut notamment aider à :

  • mieux comprendre les résultats d’une échographie ou d’une IRM ;
  • préciser les lésions décrites et leur localisation ;
  • mettre en perspective les symptômes avec les résultats d’imagerie ;
  • comparer les options de prise en charge proposées ;
  • intégrer un projet de grossesse dans la réflexion médicale.

Cet avis ne remplace pas le suivi engagé avec votre médecin ou votre gynécologue. Il complète les informations déjà recueillies et peut contribuer à une décision plus éclairée lorsque la situation est complexe.

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September 22, 2026

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