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Coronarographie : comment se passe l’examen ?
Revu médicalement par
L'équipe médicale Diagdoor
Mis à jour le
October 2, 2026
Une coronarographie permet d’observer les artères qui alimentent le cœur. Cet examen invasif peut être réalisé pour rechercher un rétrécissement ou pour guider un traitement, comme une angioplastie. Voici ce qu’il faut savoir sur sa préparation, son déroulement, ses risques et ses résultats.
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L'essentiel
- La coronarographie visualise les artères coronaires grâce à un cathéter, un produit de contraste et des rayons X.
- Elle peut être prescrite en urgence ou après d’autres examens cardiologiques, selon la situation.
- Le cathéter passe le plus souvent par l’artère radiale, au poignet, ou par l’artère fémorale, à l’aine.
- Une angioplastie avec ou sans stent peut parfois être réalisée pendant la même procédure.
Qu’est-ce qu’une coronarographie ?
La coronarographie, aussi appelée angiographie coronaire, est un examen qui montre l’intérieur des artères coronaires. Ces vaisseaux apportent le sang et l’oxygène au muscle cardiaque.
Le cardiologue introduit un cathéter, c’est-à-dire un tube très fin, dans une artère. Un produit de contraste iodé visible aux rayons X est ensuite injecté pour repérer d’éventuels rétrécissements, appelés sténoses, ou des occlusions (obstructions complètes).
La coronarographie est un examen invasif, car elle nécessite la ponction d’une artère. Elle ne correspond pas à une simple radiographie externe du thorax.
Pourquoi une coronarographie est-elle prescrite ?
La coronarographie peut répondre à plusieurs objectifs. La décision dépend des symptômes, des résultats du bilan cardiologique et du degré d’urgence.
Elle peut être proposée :
- lorsqu’un infarctus du myocarde ou un autre syndrome coronarien aigu est suspecté ;
- lorsqu’une angine de poitrine ou une maladie coronarienne doit être précisée ;
- lorsque les examens précédents ne suffisent pas à caractériser les artères coronaires ;
- avant certaines interventions cardiaques, afin de connaître l’état des coronaires.
En dehors d’une urgence, la coronarographie n’est généralement pas le premier examen réalisé. Le bilan peut comporter un électrocardiogramme, une échocardiographie, une épreuve d’effort, une scintigraphie ou un scanner coronaire selon la situation.
L’examen permet de localiser les lésions et d’en apprécier la sévérité. Ces informations aident ensuite l’équipe médicale à discuter d’un traitement médicamenteux, d’une angioplastie ou, dans certaines situations, d’un pontage coronaire.
Comment se préparer à une coronarographie ?
La préparation dépend du contexte, de l’état de santé et des traitements suivis. Les consignes précises sont données par l’équipe qui réalise l’examen.
Les informations recherchées avant l’examen
Le cardiologue ou l’équipe hospitalière prend généralement en compte :
- les traitements en cours, notamment les anticoagulants et les médicaments du diabète ;
- les antécédents de réaction au produit de contraste iodé ou à un anesthésique ;
- la fonction rénale et les résultats de certains examens sanguins ;
- les antécédents cardiovasculaires et les éventuelles interventions précédentes.
La conduite à tenir concernant un traitement ne se déduit pas d’une règle générale. Elle dépend du médicament, de la raison pour laquelle il est prescrit et du type de coronarographie prévu.
Le jeûne
La coronarographie est habituellement réalisée à jeun. La durée du jeûne et les éventuelles adaptations de traitement sont précisées avant l’hospitalisation.
Une anesthésie générale n’est pas nécessaire dans la majorité des cas. L’anesthésie locale est réalisée au niveau du point de ponction.
Comment se déroule une coronarographie ?
L’examen se déroule dans une salle équipée pour l’imagerie et la surveillance cardiovasculaire. Vous êtes allongé sur le dos et restez éveillé pendant la procédure.
Les principales étapes sont les suivantes :
- Installation et surveillance : l’équipe contrôle la tension artérielle, le rythme cardiaque et l’oxygénation.
- Anesthésie locale : la zone du poignet ou de l’aine est désinfectée puis anesthésiée.
- Introduction du cathéter : le cardiologue introduit le cathéter dans l’artère radiale ou fémorale, puis le fait progresser jusqu’à l’origine des artères coronaires.
- Injection et imagerie : le produit de contraste est injecté afin d’obtenir des images des coronaires sous plusieurs angles.
La progression du cathéter est généralement peu ressentie. L’injection du produit de contraste peut provoquer une sensation brève de chaleur ou des palpitations. Une gêne ou une douleur thoracique transitoire peut également survenir au moment de l’injection. Toute douleur ou gêne doit être signalée immédiatement à l’équipe.
La durée varie selon la complexité de l’examen et la nécessité éventuelle d’un geste complémentaire.
Quels sont les risques et les complications possibles ?
Comme tout geste invasif, la coronarographie comporte des risques. La plupart des suites sont simples, mais certaines complications peuvent survenir.
Les complications au point de ponction
Un hématome ou une ecchymose peut apparaître au poignet ou à l’aine. Il peut persister plusieurs jours et reste généralement sans conséquence. Un hématome qui augmente de volume nécessite toutefois un avis médical rapide.
Plus rarement, une complication vasculaire peut nécessiter un traitement spécifique. Le risque dépend notamment de l’état des artères, de la voie d’abord et des traitements suivis.
Les réactions au produit de contraste
Une réaction allergique au produit iodé est possible. Les antécédents de réaction à un produit de contraste doivent être pris en compte avant l’examen.
La fonction rénale est également évaluée dans certaines situations, car le produit de contraste peut représenter un risque particulier pour les personnes présentant une fragilité rénale.
Les complications cardiovasculaires
Des malaises, des troubles du rythme ou une douleur thoracique peuvent survenir pendant l’examen. Les complications graves, comme l’infarctus, un accident neurologique ou le décès, sont décrites comme très rares dans les documents d’information destinés aux patients.
Les chiffres publiés ne sont pas parfaitement identiques selon les sources et les populations étudiées, la Fédération française de cardiologie situe le risque de décès entre 1 pour 1 000 et 1 pour 2 000 examens, tandis que la page du CHU de Nantes mise à jour en 2024 cite une revue médicale estimant ce risque à 0,8 pour 1 000.
Ces chiffres indicatifs ne permettent pas d’estimer le risque individuel. Celui-ci dépend notamment du motif de la coronarographie, de l’âge, des antécédents et de l’état cardiovasculaire.
Quels résultats et quelles suites après l’examen ?
À la fin de la coronarographie, le cardiologue analyse les images obtenues. Elles peuvent montrer des artères normales, un ou plusieurs rétrécissements, ou une obstruction.
Une surveillance après la procédure
Le cathéter est retiré et une compression est réalisée ou un dispositif fermeture est utilisé au niveau de l’artère. La surveillance porte notamment sur le point de ponction, la tension artérielle et le rythme cardiaque.
Après un abord radial, le lever peut être rapide. Après un abord fémoral, une période allongée est généralement nécessaire pour limiter le risque d’hématome.
Selon le contexte, la coronarographie peut être réalisée en hospitalisation de jour ou nécessiter une surveillance plus longue. Une angioplastie réalisée pendant la même séance peut également modifier la durée d’hospitalisation.
Une angioplastie peut-elle être réalisée dans la foulée ?
Si la coronarographie met en évidence un rétrécissement accessible à un traitement par cathéter, une angioplastie peut parfois être réalisée immédiatement. Le cardiologue introduit alors un ballonnet pour élargir l’artère. Un stent, petit dispositif métallique, peut être posé pour maintenir son ouverture.
Cette décision dépend de la localisation et de la complexité des lésions, du contexte clinique et du bénéfice attendu. Dans d’autres situations, l’équipe peut discuter d’un traitement médical, d’une angioplastie différée ou d’un pontage.
Hors urgence, la possibilité d’une angioplastie immédiate doit être expliquée au préalable et l’accord du patient recueilli.
Quand un deuxième avis peut-il aider ?
Une coronarographie fournit des images précises des artères coronaires, mais leur interprétation s’inscrit dans l’ensemble du dossier médical. Les symptômes, les autres examens, les antécédents et les traitements comptent également dans la décision.
Un deuxième avis peut apporter un regard complémentaire lorsque :
- plusieurs options sont discutées après l’examen ;
- une angioplastie ou un pontage est envisagé ;
- les résultats de la coronarographie sont difficiles à relier aux symptômes ;
- vous souhaitez mieux comprendre le bénéfice attendu d’un geste proposé.
Cet avis ne remplace pas le cardiologue qui connaît votre situation et ne modifie pas seul un traitement. Il peut vous aider à y voir plus clair avant une décision importante. Il ne doit pas retarder une prise en charge urgente, notamment en cas de suspicion d’infarctus.
Questions fréquentes
La coronarographie est-elle douloureuse ?
La ponction est réalisée sous anesthésie locale. Une sensation de chaleur, des palpitations ou une gêne thoracique brève peuvent apparaître au moment de l’injection du produit de contraste. Toute douleur ou gêne doit être signalée immédiatement à l’équipe.
Combien de temps dure une coronarographie ?
La durée dépend de la complexité de l’examen et de la réalisation éventuelle d’une angioplastie. La surveillance après la procédure peut être plus longue que l’imagerie elle-même.
Faut-il être à jeun avant une coronarographie ?
La coronarographie est habituellement réalisée à jeun. Les consignes concernant le jeûne et les traitements sont précisées par l’équipe médicale avant l’examen.
Quels sont les principaux risques ?
Les complications les plus fréquentes concernent le point de ponction, avec un hématome ou une ecchymose. Les complications cardiovasculaires graves sont rares, mais elles font partie des risques expliqués avant le consentement.
Une angioplastie peut-elle être réalisée pendant la coronarographie ?
Oui, une angioplastie peut parfois être réalisée dans la même séance lorsqu’un rétrécissement le justifie. Cette décision dépend des images obtenues et de la situation clinique.
Vous avez d’autres questions ?
Notre équipe vous répond rapidement.
Source
- Fédération française de cardiologie, Examens en cardiologie, 2020.
- CHU de Nantes, Pourquoi me propose-t-on une coronarographie ?, 2024.
- Assurance Maladie, Angine de poitrine : symptômes, bilan médical et évolution, 2025.
- Institut de cardiologie de Montréal, Guide d’information sur la coronarographie et la dilatation coronarienne, 2025.
- Haute Autorité de santé, Angioplastie immédiate ou différée dans la maladie coronaire stable, 2016.
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